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Marché de la maison neuve individuelle en 2019 : qu’en est-il ?

Marché de la maison neuve individuelle en 2019 : qu’en est-il ?

L’union syndicale des constructeurs et aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment (LCA-FFB) a récemment confirmé l’ampleur du décrochage du logement neuf en 2018 et notamment des maisons individuelles.

Le marché de la maison neuve est impacté par la remise en cause des aides au logement. En effet, en 2018, il a enregistré une baisse de 11,3 %, à 119.700 ventes, ce qui représente 15.000 maisons de moins par rapport à l’année précédente.

La chute des ventes de maisons neuves individuelles n’épargne aucune région

Le marché de maison neuve individuelle se dégrade malgré le faible niveau des taux immobiliers. Selon le syndicat LCA-FFB, les ventes sont descendues sous le seuil des 120.000 unités en 2018. Aucune région n’a été épargnée par la chute des ventes de maisons individuelles. Toutefois, certains territoires sont plus touchés que d’autres. Il s’agit de la Normandie (-22 %), l’Occitanie (-17 %) et la Bretagne (-16 %). Dans ces trois régions, l’accession à la propriété constitue la principale réponse à de la demande de logement des ménages jeunes et modestes. Les Pays de la Loire (-4 %) et PACA (-3 %) ont limité la casse.

Ces chiffres sont directement liés à la suppression de l’APL accession dans le neuf et le rabotage du prêt à taux zéro (PTZ) dans les zones B2 et C. Le syndicat LCA-FFB estime qu’en 2018, 9.000 ménages primo-accédants ont été contraints de renoncer à leur projet en zone B2, près de 19.000 en zone C.

Une relative stabilité du marché de la maison neuve individuelle attendue en 2019

En 2019, le syndicat mise sur une relative stabilité du marché de la maison neuve individuelle en raison du maintien des conditions de PTZ et du niveau attractif des taux d’intérêt. Cela pourrait se traduire par une demande d’achat de maison comprise entre 116.000 et 123.000 unités. Dans le logement collectif, rien ne permet toutefois d’anticiper une inversion de la tendance baissière constatée en 2018 compte tenu de la chute des mises en ventes observée ces derniers mois et de la hausse des abandons de projets de résidences.

Pour 2020, les prévisions sont plus incertaines. La confirmation de la suppression complète du PTZ en zones B2 et C pourrait pénaliser les ménages qui achètent dans les secteurs où les prix restent attractifs. Les ventes pourraient ainsi descendre sous le seuil des 100.000 rejoignant les tristes records enregistrés en 2013 et 2014.

LCA-FFB rappelle que l’économie réalisée grâce au recentrage du PTZ devrait s’établir à 700 millions d’euros pour 2018 et celle liée à la suppression de l’APL accession dans le neuf à 50 millions d’euros. Cependant, pour 28.000 ventes de maisons neuves de perdues en zones B2 et C au prix de 172.200 euros, la perte de TVA pour l’Etat évaluée à 803 millions d’euros, dépasse déjà ces économies. Il est donc difficile de trouver une logique budgétaire à ces mesures d’autant plus que les autres recettes fiscales et les impacts économiques et sociaux sur l’emploi ne sont pas pris en compte dans ce calcul.

Écrit par Didier le 21/02/2019
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