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Prix véranda fer forgé : conseils, coût de pose, budget et devis !

Prix véranda fer forgé : conseils, coût de pose, budget et devis !

Agrandir plutôt que de déménager, voici l'adage des propriétaires, compte tenu de l'augmentation des taux immobiliers. Elle est prisée pour les nouvelles capacités qu’elle offre, de la couverture d’une terrasse à l’extension de la pièce de vie, elle séduit tous les projets et promet une forte valeur ajoutée sur le bien.

Le choix du fer forgé est un choix de caractère, qui apporte un cachet indéniable à l'habitation. Voici les caractéristiques de la véranda en fer forgé, et le budget à y dédier.

La véranda en fer forgé : le vintage remis au goût du jour

Le fer forgé est synonyme de prestige et d'élégance. Ses formes vintage lui apporte un charme inégalable. C'est aussi un matériau fort robuste. En revanche, qui dit fer dit sensibilité à la corrosion. Contrairement à d’autres matériaux, le fer forgé, oxydable, est voué à rouiller si un minimum d’entretien n’est pas mis en œuvre, idéalement dès la construction de la véranda, puis tous les 3 à 4 ans. Il pourra s'agir d'un traitement au zinc, d'un sablage, ou de l'application d'une peinture polyester recouverte d'un vernis d'entretien. Ajoutons également que le fer forgé ne permet pas une isolation thermique optimale, comme on peut l'attendre aujourd'hui dans le respect des nouvelles normes environnementales. C'est notamment la raison pour laquelle le nombre de fabricants de véranda en fer forgé est plutôt limité, en comparaison à l'aluminium par exemple, bien plus répandu.

La souscription d'une assurance dommages-ouvrage pour sa véranda

Une véranda bénéficie de plusieurs garanties légales : celle du bon achèvement pendant la première année à réception des travaux, celle du bon fonctionnement durant les deux premières années, et enfin la garantie décennale durant les dix premières années du bien. Elle est donc concernée par l'obligation de souscrire une assurance dommages-ouvrage par le maître d'ouvrage.

L’assurance dommages-ouvrage garantit les dommages subis impactant la solidité du bien, le rendant impropre à sa destination finale, ou bien impactant ses éléments indissociables sur la durée de la garantie décennale. Sur une véranda, il s’agit des négligences, oublis ou malfaçons que la structure pourrait subir, comme des infiltrations d’eau importantes, des fissures apparentes inquiétantes, une mauvaise isolation thermique ou phonique, un pont thermique, etc. ; tout cela hors usure naturelle, défaut d’entretien ou usage anormal de l’ouvrage.

Quel est le coût d'une assurance dommages-ouvrage ?

La prime d’assurance dommages-ouvrage d’une véranda est calculée par l’assureur selon deux éléments :

  • Une part fixe qui correspond à un pourcentage du montant total des travaux de construction. Généralement, cette part représente de 1 à 3 % de ce total, avec un plafond minimal fixé aux alentours de 1500 à 2000 € ;
  • Une part variable estimée au cas par cas selon les caractéristiques particulières du terrain relevées par l’étude de sols réalisée, la destination de l’ouvrage, le niveau de sinistralité de ce type d’ouvrage, la qualification et l’expérience des constructeurs intervenant sur l’ouvrage, les garanties complémentaires souscrites, les matériaux utilisés, etc.

Bon nombre de maîtres d’ouvrage particuliers ignorent l’existence même de l’obligation de dommages-ouvrage, et l’apprendre les inquiètent subitement de la somme supplémentaire à ajouter à la liste généreuse des dépenses liées aux travaux. Toutefois, il convient de préciser toute l’importance de contracter cette assurance qui garantit un bien de toute malfaçon, que l’on compte par plusieurs milliers chaque année en France.

Comment améliorer la performance énergétique de la véranda en fer forgé ?

Une véranda bien isolée pourra permettre d'atteindre jusqu'à 30 % d'économie d'énergie. Le fer forgé n'est pas le matériau préféré pour de bonnes performances énergétiques, mais la véranda ne se résume pas au matériau d'ornement. D'autres points sont à étudier pour améliorer le confort thermique :

  • Le vitrage de la véranda : Il pourra s'agir de simple, double, ou triple vitrage, de vitres à teintes variables, de vitrages à isolation thermique renforcée, de volets roulants électriques, de brise-soleil, de stores anti-chaleur, etc. Le choix devra se faire selon son ou ses besoins : isolation phonique, thermique, sécurité, filtrage solaire, intimité, facilité de nettoyage, etc.;
  • La toiture de la véranda : Elle pourra être plate ou chevronnée, agrémentée de puits de lumière ou non. Le toit pourra être en polycarbonate, résistant aux UV et aux chocs, et bon isolant thermique. Il pourra également être équipé de panneaux isolants en alu laqué avec un insert de mousse isolante extrudée. Le toit pourra également être en verre de sécurité, pour une isolation thermique optimale, un parfait apport de lumière, et en sécurité avec un équipement plus solide que le simple verre feuilleté. En bref, il est possible de mixer les matériaux pour que le fer forgé ne soit que décoratif.

Quel coût dédier à sa véranda en fer forgé ?

La véranda en fer forgé est la plus onéreuse. Sa structure est en acier galvanisé, déjà plutôt onéreux, et le fer forgé utilisé pour l'ornement décoratif l'est probablement encore plus. Ajoutons que le travail du fer demande du temps et de la technicité. Réalisée par des maîtres ferronniers, la véranda en fer forgé se fait donc plus rare sur le marché tant elle nécessite de savoir-faire particulier. Enfin, pour mieux comprendre son coût élevé, rappelons que le fer forgé est un matériau lourd, ce qui exigera de faire appel à des engins imposants pour le transport et l'installation. Tous ces éléments entraînent un coût qui avoisinera les 800 à 3 000 € du m², et ce, hors coût d'installation.

Le coût de la main d'œuvre

Disons globalement que le coût de la pose pourra représenter 15 à 20 % du montant final de la véranda. Lorsque l'on présente les tarifs de fourniture et d'installation d'une véranda, on se limite au montage pur de l'installation. Mais il ne faut pas oublier toute la préparation du terrain avant d'envisager la pose de l'équipement. Il faudra bien souvent faire appel à un terrassier en amont pour effectuer les travaux de terrassement. Le prix des travaux dépend de plusieurs éléments comme la nature du sol à terrasser, le nombre de m³ de terre à déplacer, la facilité d'accès ou encore la localisation du terrain. Il faudra ajouter les étapes d'enlèvement des gravats ou de terre avec des engins de chantier spécifiques. Il faudra donc déjà compter entre 40 et 70 € HT du m3 pour ces travaux, auxquels s'ajoutera la rémunération du professionnel, entre 60 et 80 € de l'heure. Egalement, des travaux de maçonnerie peuvent être nécessaires pour poser des dalles, couler du béton ou encore casser un mur porteur si la véranda est pleinement intégrée dans la pièce à vivre par exemple. Un maçon exigera entre 40 et 60 € HT par heure d'intervention.

La TVA applicable sur l'installation d'une véranda

En ce qui concerne le taux de TVA, bien que l'on puisse penser qu'elle entre dans la catégorie des travaux d'économie d'énergie, l'installation d'une véranda reste une construction neuve et ne peut donc pas faire bénéficier d'avantages particuliers. Le taux de TVA appliqué sera donc le taux plein de 20 %.

Devis véranda en ligne : comment les étudier ?

Le coût d'une véranda et la compétitivité d'un devis dépendront des paramètres qui définissent la véranda, comme le matériau évidemment, mais aussi :

  • Ses dimensions,
  • Sa conception, pré-formatée ou sur mesure,
  • Ses propriétés thermiques,
  • Le type de vitrage,
  • Le type de toiture,
  • Les éléments optionnels inclus.

Pour mieux appréhender chacun d'eux, il sera judicieux de faire jouer la concurrence. Pour ce faire, il sera conseillé de s'aider des comparateurs en ligne. Ces derniers seront en mesure de présenter un panel de devis compétitifs répondant aux attentes exprimées. Le comparateur en ligne est un outil numérique accessible depuis tout point d'accès Internet, entièrement gratuit, utilisable et réutilisable à outrance pour effectuer autant de simulations que nécessaire, et sans aucune obligation d'engagement, ni financier ni contractuel.

Au-delà du résultat du comparateur, un nouveau tri pourra s'effectuer, selon quelques prérequis ou bonnes pratiques recommandées :

  • Privilégier un installateur de proximité : L'installateur local sera généralement celui qui viendra faire l'état des lieux avant chantier, celui qui dressera le devis de l'intervention, celui qui procèdera à l'installation, et également celui qui assumera le service après vente. C'est donc gage de davantage de professionnalisme et de sécurité pour le particulier;
  • Choisir un installateur labellisé : Les qualifications comme QUALIBAT ou RGE sont indispensables, pour s'assurer de faire intervenir un professionnel sérieux, formé, compétent, avec de l'expérience. Ajoutons qu'un label se gagne et se perd. Le professionnel qui peut se prévaloir d'un label fera son maximum pour le garder, donc pour respecter à la lettre les obligations que le label exige;
  • Visiter les showroom des enseignes : Elles en ont systématiquement. Les enseignes locales vous ouvriront leurs portes pour que vous puissiez vous projeter plus facilement, étudier les matériaux, les couleurs, les formes, et tous les aménagements possibles et imaginables que l'enseigne propose. Il existe également les salons organisés, où le jeu de la concurrence peut permettre de profiter d'une belle opportunité et réaliser des économies;
  • Solliciter son réseau : Un proche qui recommande un prestataire est un client conquis, ce qui vaut son pesant d'or tout de même, bien que l'on sache que les avis sont, par définition, parfaitement subjectifs. L'idéal sera ici d'aller constater le travail fait chez le particulier, si cela est envisageable.

Quelle fiscalité s'applique sur la véranda ?

Puisqu'il s'agit de travaux d'agrandissement de la surface plancher habitable, la véranda est imposable à la fiscalité locale. Le particulier se rendra donc redevable de la taxe d'aménagement et de la taxe foncière :

  • La taxe d'aménagement : Elle est due pour toute création de surface de plancher close et couverte dont la superficie est supérieure à 5 m² et d’une hauteur de plafond supérieure ou égale à 1,80 mètre. Son montant est forfaitaire et varie chaque année. Disons que le m² forfaitaire évoluera entre 800 et 1 000 €, mais la part qui revient au propriétaire dépendra des taux votés par la commune (entre 1 et 5 % du total), de ceux votés par le département (plafonnés à 2,5 %), et de ceux votés par la région (plafonnés à 1 %);
  • La taxe foncière : La véranda est considérée comme une dépendance qui ajoute de la surface plancher, ce qui augmente la valeur locative de l'habitation. Aussi, elle nécessite d'être déclarée au Centre des impôts fonciers dans les 90 jours suivant l'achèvement des travaux pour bénéficier d'une éventuelle exonération de deux ans de la taxe foncière sur l'agrandissement réalisé.

Cette obligation légale doit être respectée. Tout équipement installé sans conformité avec cette réglementation expose son propriétaire à une amende pouvant aller jusqu'à 300 000 € tout de même, ainsi qu'au retrait ou à la destruction de l'ouvrage.

Installation véranda : quelles sont les règles d'urbanisme à respecter ?

Parce que la véranda vient modifier l'apparence de l'habitation, elle est donc soumise à la réglementation d'urbanisme. Que dit-elle ? Le discours n'est pas le même selon la superficie de la véranda :

  • Si la véranda couvre une surface au sol de moins de 20 m², alors une déclaration préalable de travaux doit être effectuée auprès des services d'urbanisme de la commune ou de l'intercommunalité si la compétence est transférée. Ce seuil de 20 m² passera à 40 m² si la commune dispose d'un Plan local d'urbanisme;
  • Si la véranda couvre une surface au sol de plus de 20 m², alors une demande de permis de construire doit être formulée auprès du même service. Egalement, ce seuil de 20 m² passera à 40 m² si la commune dispose d'un Plan local d'urbanisme.

Ajoutons que des règles de distance du voisinage sont à intégrer. La véranda est une pièce principalement vitrée, où les occupants sont de fait plus visibles, mais aussi où ils disposent d’une vue sur les propriétés de leurs voisins. Aussi, la véranda ne peut être construite à moins d’1m90 de la limite séparative de la propriété contigüe en cas de vue droite et directe, ou 60 cm pour une vue oblique.

Egalement, pour tout type de véranda, il est possible qu'il faille se plier à des règles d'urbanisme particulières imposées sur le périmètre de la commune ou de l'intercommunalité. En effet, les communes disposant d'un Plan d'occupation des sols (POS) ou d'un Plan local d'urbanisme (PLU, PLUI ou PLUM s'il est intercommunal ou métropolitain) peuvent imposer d'autres règles d'urbanisme à respecter pour préserver l'homogénéité de l'environnement urbain et rural.

Par Vanessa Moinard - Publié le 16/09/2023

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