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Faire installer une pompe à chaleur : conseils et coût

Faire installer une pompe à chaleur : conseils et coût

Si vous souhaitez faire des économies d’énergie et réduire votre impact écologique, l’installation d’une pompe à chaleur présente de nombreux avantages. Mais il n’est pas toujours simple de choisir le modèle le plus adapté à ses besoins, de connaître les différentes conditions d’installation ou d’en évaluer le coût... Voici quelques conseils pour s’y retrouver.

Évaluez vos besoins énergétiques

Pour éviter tout gaspillage d’énergie ou d’argent, avant ou après l’installation, commencez pas faire le point sur vos besoins en énergie.

Vérifiez l’isolation de votre logement

Si vous voulez avoir une vison précise de vos besoins énergétiques, il peut être utile de demander un audit énergétique de votre habitation, ou au moins un diagnostic de performance énergétique (DPE). Il vous indiquera les points faibles de l’isolation, ponts thermiques et causes de déperdition énergétique importante. Vous pourrez alors envisager les travaux d’isolation nécessaires avant de faire installer une pompe à chaleur.

Évaluez votre consommation

Si votre logement est correctement isolé, reste à évaluer d’autres critères, tels que la superficie de votre habitation, le climat de votre région ou la température de chauffage souhaitée à l’intérieur. Quel est votre objectif énergétique : eau chaude et chauffage ou chauffage seul ? Tout cela vous servira à choisir une PAC de bonne puissance. Plus une pompe à chaleur est puissante, plus elle coûte cher. Inutile donc d’installer une PAC trop puissante : non seulement elle vous coûtera cher, mais en plus elle s’usera plus vite, devant multiplier les cycles marche-arrêt. Si elle n’est pas assez puissante c’est le confort de votre habitation qui en subira les conséquences.

Votre système de chauffage est-il adapté ?

La pompe à chaleur fabrique la chaleur mais c’est votre système de chauffage qui la diffuse. Celui-ci doit donc être compatible avec la PAC choisie. Pour optimiser son rendement énergétique, il est conseillé d’opter pour des radiateurs basse consommation ou un plancher chauffant. Ce sont les modes de chauffage les plus performants une fois couplés avec une pompe à chaleur.

4 types de pompe à chaleur : laquelle est pour vous ?

Le principe de la pompe à chaleur est simple : à l’aide d’une unité extérieure, elle récupère de l’énergie dans l’air, le sol ou l’eau et la transmet au fluide caloporteur, qui diffuse la chaleur ainsi obtenue dans le système de chauffage installé dans la maison.

Pompe à chaleur aérothermique air-eau

Ce type de PAC récupère l’énergie de l’air, qu’elle réinjecte ensuite dans l’appareil prévu pour le chauffage (radiateur ou plancher soufflant). Capable de chauffer efficacement un logement ou une piscine (avec un système de fluide caloporteur), la pompe à chaleur air-eau est d’un bon rendement énergétique. Il faut néanmoins tenir compte de la température extérieure de votre région, qui peut faire varier sa performance. C’est le système le plus courant en France, son rendement étant satisfaisant si la puissance de l’installation a été bien pensée.

Pompe à chaleur aérothermique air-air

Son principe de fonctionnement est le même que la précédente, mais cette PAC ne diffuse pas la chaleur de la même manière. Une fois qu’elle a récupéré l’énergie dans l’air extérieur, elle augmente sa température dans son circuit et diffuse la chaleur grâce à son module intérieur. Ce type de PAC est réversible, pouvant être utilisée en climatisation. Facile à installer mais gourmande en énergie, la PAC air-air n’est pas éligible aux aides financières. Si sa puissance de chauffe est cohérente avec votre habitation, elle lui apporte beaucoup de confort.

Les pompes à chaleur aérothermiques présentent un coefficient de performance (COP) de 3-5.

Pompe à chaleur géothermique sol-eau

Cette fois, l’énergie est puisée dans le sol. Cette PAC dispose de capteurs enterrés qui récupèrent les calories du sol avant de les transmette au fluide caloporteur, lui-même circulant à haute pression dans le circuit de l’appareil. Ce fluide à haute température diffuse la chaleur dans le système de chauffage de la maison. Ce système de PAC, dont le coût est assez élevé, est appréciable pour son excellente performance, avec un COP de 5-6. Son installation suppose une étude de terrain préalable, selon que vous optez pour un captage horizontal (à faible profondeur mais large superficie) ou vertical (80 à 100 m de profondeur).

Pompe à chaleur aquathermique eau-eau

Ce type de PAC va puiser l’énergie dans une source d’eau ou dans une nappe phréatique. Avec la géothermie, c’est le type de pompe à chaleur qui assure la meilleure performance, pouvant compter sur la stabilité des températures des sources d’eau. Son installation suppose une ressource en eau assez proche.

Tenez compte des contraintes d’emplacement

La pompe à chaleur n’aime pas le froid

Si vous habitez dans une région où la température extérieure descend en dessous de 7 °C en hiver, l’installation d’une pompe à chaleur n’est pas idéale. Une grande différence de température entre l’extérieur et l’intérieur chauffé provoque une démultiplication de l’énergie consommée. Vous risquez de ne pas apprécier votre facture d’électricité. On n’installe jamais une unité extérieure dans le passage d’un vent froid, ni sous un coin de toiture qui déverserait sur elle une eau pouvant glacer en hiver…

Attention au niveau sonore de votre pompe à chaleur

Le module extérieur peut se révéler bruyant, ce qui présente une véritable gêne pour vous et votre voisinage. Vérifiez ce point avant achat : toutes les PAC n’ont pas le même niveau sonore, certains modèle récents étant même silencieux. Pour limiter la nuisance sonore du module extérieur, veillez à ce qu’il soit installé à 40 cm du mur (pour éviter la réverbération du bruit) et pas sous la fenêtre d’une pièce à vivre. Dans une cour intérieure, elle servirait de caisse de résonnance pour les vibrations du ventilateur… et adieu la tranquillité ! Quant au module intérieur, prévoyez une pièce de type garage ou buanderie, avec un raccord électrique à proximité.

NB : les normes en vigueur imposent à votre PAC une limite de 3 dB la nuit (22 h-7 h) et de 5 dB le jour.

De quel terrain disposez-vous ?

Comme on l’a vu, l’installation de certains types de PAC suppose d’avoir un terrain adapté. Pour une pompe à chaleur géothermique, l’installateur devra enterrer des capteurs. Pour cela, vous devez disposer d’un terrain assez vaste (au moins 1,5 fois la surface à chauffer) et en pente. Comme il faut également tenir compte des canalisations du terrain, ce type de travaux est plus facile à mener dans le cadre d’une habitation neuve. Si vous optez pour l’aquathermie, avez-vous une source d’eau sur votre terrain ou tout proche ?

Anticipez les obligations administratives

Demandez les autorisations de travaux

Certains types de pompes à chaleur peuvent s’installer facilement et sans autorisation. C’est le cas des modèles aérothermiques (air-air et air-eau).

L’installation d’une PAC géothermique est plus complexe. Si vous optez pour un captage horizontal, vous devez adresser à la mairie une demande de travaux, qui sera soumise aux règlementations municipales en vigueur. Pour un captage vertical, vous devez effectuer une déclaration préalable de travaux auprès de la mairie et une déclaration auprès de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) pour autoriser le forage. L’aquathermie demande aussi une autorisation administrative.

Si vous vivez en immeuble et que vous voulez installer une pompe à chaleur sur votre balcon, vous devrez auparavant effectuer une déclaration de travaux, respecter les règles de l’immeuble en la matière et demander l’approbation des copropriétaires.

Prévoyez les délais de chantier

Tenez compte des délais d’autorisations avant de prévoir vos travaux d’installation. Les professionnels sont souvent plus disponibles au printemps et en été, même si l’installation de votre pompe à chaleur peut se faire à n’importe quelle période. Le temps d’installation d’une PAC aérothermique est de quelques jours (pas plus de 5) alors qu’une PAC géothermique demande plus de temps en raison de l’installation des capteurs sous terrains.

Une pompe à chaleur, combien ça coûte ?

Pour bien évaluer les avantages d’une PAC, il faut compter les coûts d’installation et de consommation. Sans oublier les nombreuses aides dont vous pouvez bénéficier !

Choisir une pompe à chaleur, c’est investir sur le long terme

Selon le modèle choisi, l’installation d’une pompe à chaleur peut être relativement coûteux, 10 000 euros en moyenne. Mais cette dépense se révèle payante dans le temps, puisqu’une pompe à chaleur vous fera économiser jusqu’à 60 % de votre facture chauffage.

En attendant, prévoyez un budget suffisant, variable en fonction du type de pompe à chaleur retenu. Une PAC air-eau coûte entre 8000 et 15 000 euros ; une PAC air-air réversible entre 3000 et 12000 euros ; une PAC eau-eau de 15 000 à 25 000 euros. N’hésitez pas à demander plusieurs devis avant de choisir votre installateur et à vous assurer qu’il dispose des qualifications requises (RGE et QualiPAC).

Faites des économies de consommation sur le long terme

Comme une PAC recycle des calories naturelles, elle peut consommer jusqu’à 70 % d’énergie gratuite. Cependant elle utilise aussi de l’électricité, dont la consommation varie selon le type de technologie.

Par exemple dans le cas d’une pompe à chaleur air-eau, la consommation électrique augmente au fur et à mesure que la température extérieure baisse (ainsi que le coefficient de performance). Quant à celles qui utilisent les calories de la terre ou de sources d’eau, elles sont avantagées par la stabilité des températures de ces milieux. Leur consommation électrique est donc plus faible et plus stable.

Dans une maison de 120 m2 bien isolée, une pompe air-eau génère une consommation annuelle d’électricité de 600 à 1000 euros (eau chaude sanitaire comprise), tandis qu’une PAC eau-eau en consomme de 250 à 500 euros.

La consommation électrique est directement liée à la qualité de l’isolation de la maison.

Demandez les aides et les primes à la rénovation

Votre installation entre dans le cadre d’une rénovation énergétique ? Vous pouvez bénéficier d’aides qui vont considérablement réduire votre dépense. À commencer par la prime Coup de pouce, prévue pour aider à remplacer un vieux chauffage par un système plus performant. Mais il existe de nombreuses aides financières destinées à soutenir la rénovation énergétique, variant selon vos ressources, ainsi que l’éco Prêt à Taux Zéro et le Chèque énergie... Pour obtenir un crédit d’impôt sur le revenu, très intéressant, les travaux doivent impérativement être réalisés par une entreprise qualifiée RGE et QualiPAC.

 
 

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