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Isolation thermique : comment choisir le bon isolant pour son logement ? Quel coût ?

Isolation thermique : comment choisir le bon isolant pour son logement ? Quel coût ?

Une bonne isolation thermique d'un logement est indispensable dans le but de réaliser d'importantes économies d'énergie mais aussi pour apporter du confort à ses occupants. Ce type d'isolation permet en effet de diminuer de manière importante sa facture de chauffage et de ne pas souffrir de la chaleur en été. Le toit, les combles, les murs, les sols et les menuiseries sont les parties de la maison prioritaires à isoler avec des matériaux performants. Mais quel isolant thermique choisir dans ce but ? Nos conseils, et les informations à connaître, pour déterminer et sélectionner le bon isolant thermique qui correspond aux caractéristiques de votre logement et à votre budget.

Les critères à connaître pour choisir un bon isolant thermique

Avant de se lancer dans la recherche de l'isolant qui convient le mieux aux caractéristiques de son logement et aux gains recherchés en termes d'amélioration de sa performance thermique qui permet de limiter sa consommation d'énergie pour le chauffer, les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi qui contribue au confort de ses habitants, il est important de bien connaître les indicateurs qui caractérisent les isolants thermiques, même si leur description est un peu technique.

Ces indicateurs sont au nombre de 4 :

  • le coefficient de conductivité thermique lambda reconnaissable par le sigle "λ" qui désigne la capacité d'un isolant à conduire la chaleur. Plus ce coefficient, exprimé en W/m.K, est petit, plus l'isolant thermique a une bonne capacité d'isolation. Les isolants thermiques les plus courants présentent généralement un λ compris entre 0,025 et 0,05 W/m.K. ;
  • la résistance thermique (R), qui est égale au rapport de l’épaisseur du matériau isolant sur sa conductivité thermique (λ), renseigne sur la performance de l'isolant thermique exprimée en m².K/W. Plus R est grand, plus l’isolant thermique est performant ;
  • le coefficient de transmission thermique (U) traduit la performance thermique des équipements munis d'un isolant thermique. Ce coefficient porte des noms différents selon les équipements concernés : "Up" pour les parois, "Uw" pour les fenêtres, "Ug" pour les vitrages et "Ud" pour les portes. Plus le coefficient de transmission thermique est faible, plus l’isolation thermique est bonne ;
  • le facteur de transmission solaire (Sw) qui désigne la proportion d’énergie solaire transmise au travers d’une paroi vitrée. Plus cet indicateur est élevé, plus une paroi vitrée laisse entrer la chaleur du soleil.

Outre ces 4 indicateurs qui informent sur la performance d'un isolant thermique, il est important de choisir des isolants qui bénéficient d'une certification qui atteste de leur conformité à des caractéristiques déterminées et qui est garante de leur bonne qualité.

L'une ou l'autre de ces 4 certifications sont ainsi à prendre en considération avant de choisir un isolant thermique :

  • le marquage CE qui garantit que l'isolant thermique répond aux exigences essentielles définies par une directive européenne concernant plus largement tous les produits de construction ;
  • la certification ACERMI qui tient aussi compte des normes européennes concernant notamment les isolants thermiques ;
  • la certification KEYMARK, la marque européenne proposée par le Comité européen de normalisation, qui atteste qu'un isolant thermique répond aux normes européennes ;
  • les certifications NF ou CSTBAT qui concernent les isolants thermiques tels que le béton cellulaire, les briques ou le mono-mur en terre cuite.

Les différents types d'isolants thermiques et leur usage

Il n'existe pas un seul type d'isolant thermique considéré comme performant. En effet, selon les parties de la maison à isoler du froid et de la chaleur, chaque isolant présente des avantages et des inconvénients.

À l'achat, les isolants thermiques peuvent être conditionnés sous forme de panneaux ou de blocs à coller, de rouleaux ou être proposés en vrac. Isoler son logement, c'est aussi faire en sorte de limiter et de lutter contre les ponts thermiques qui sont responsables jusqu'à un quart des déperditions de chaleur en raison d'éléments du logement qui ne sont équipés d'isolants.

Les isolants thermiques peuvent être classés en 3 grandes catégories : écologiques, minéraux et synthétiques.

Les isolants thermiques écologiques

Les isolants thermiques écologiques sont aussi appelés isolants biosourcés. Ils sont d'origine végétale, animale, ou sont recyclés et ils contribuent à préserver l'environnement. C'est pourquoi ces isolants thermiques rencontrent de plus en plus de succès, mais aussi parce leurs performances énergétiques sont très bonnes.

S'ils sont issus de matières premières renouvelables, les isolants thermiques écologiques ne sont toutefois pas toujours composés de matériaux 100 % naturels. Ils peuvent contenir en effet des matériaux non biosourcés ou des additifs nécessaires à leur conservation.

Les isolants thermiques végétaux

Dans la catégorie des isolants thermiques écologiques, on trouve ceux d'origine végétale tels que la laine de chanvre, la laine de coco, la laine de bois, le liège, la fibre de bois, la chènevotte (partie ligneuse d'une tige de chanvre), la paille, ou encore la fibragglo (un mélange de bois, de ciment et de chaux).

La laine et la fibre de bois sont utilisées le plus souvent pour isoler les planchers, les combles, les toitures et les murs. Le chanvre permet d'isoler les murs, les toitures et les sols d'une maison.

Les isolants thermiques d'origine animale

La laine de mouton et les plumes d'oie ou de canard composent certains isolants thermiques écologiques. La laine de mouton, par exemple, est le plus souvent utilisée pour isoler les combles, les toitures, les planchers, les murs et les cloisons.

Les isolants thermiques issus du recyclage

Certains isolants écologiques sont constitués de textiles recyclés ou encore de papier recyclé comme la ouate de cellulose, un isolant souvent utilisé pour les combles, les planchers, les toitures, et les murs.

Les isolants thermiques minéraux

Il existe une grande variété d'isolants thermiques minéraux. On parle en effet ici d'isolants tels que les laines minérales (laine de verre, laine de roche), le béton cellulaire, la perlite expansée, ou encore le verre cellulaire.

Les isolants thermiques minéraux peuvent être utilisés pour isoler une toiture, une toiture-terrasse, des combles perdus ou aménagés, des murs, des cloisons, des bardages, des planchers, ou encore des dalles flottantes.

Les isolants thermiques synthétiques

On parle d'isolants thermiques synthétiques, c'est-à-dire issus de l'industrie pétrochimique, pour désigner ceux comme le polystyrène expansé (PSE), le polystyrène extrudé (XPS), et le polyuréthane (PU). Ils sont fréquemment utilisés pour isoler les planchers, les murs, les combles ou les toitures.

Choisir le bon isolant thermique selon leur fonction et leur utilisation

On l'a vu, le choix d'isolants thermiques est vaste. Il est ainsi possible d'opter notamment pour des isolants plus ou moins bons pour l'environnement et plus ou moins sains. Mais le choix d'un bon isolant, dont le rôle est de retenir la chaleur dans un logement, mais aussi de la réguler comme celle de la vapeur d'eau, et d'être étanche à l'air, dépend surtout de sa fonction et de l'endroit de la maison à isoler, même si pour des raisons environnementales les isolants thermiques écologiques ou biosourcés sont à privilégier.

De plus, un isolant thermique doit être sélectionné par rapport à la technique d'isolation retenue : l'isolation thermique par l’intérieur (ITI), l'isolation thermique par l’extérieur (ITE) ou l’isolation thermique répartie (ITR) qui est utilisée lors de la construction d'un logement.

L'utilisation de certains isolants thermiques conviennent mieux en effet à l'une ou l'autre de ces techniques en raison, par exemple, de leur épaisseur ou de leur forme (panneaux rigides, rouleaux, en vrac, etc.).

Et comme précisé au début de cet article, les indicateurs qui caractérisent un isolant thermique (le coefficient de conductivité thermique, la résistance thermique, le coefficient de transmission thermique et le facteur de transmission solaire) sont bien évidemment à prendre en compte pour choisir un bon isolant thermique.

Quelques exemples d'isolant thermique à privilégier selon les zones du logement concernées

Les combles

Pour isoler des combles perdus, les isolants thermiques les moins onéreux comme la laine de roche et la laine de verre sont le plus souvent utilisés. Comptez entre 5 et 20 euros TTC le mètre carré pour ce type d'isolant thermique.

Pour des combles aménagés, un isolant thermique pas trop épais comme, par exemple, des panneaux de bois ou de liège, peut être utilisé afin de ne pas perdre trop de la place. Les prix de ces panneaux varient entre 20 et 100 euros TTC le m2 selon que vous les choisissez flexibles ou rigides.

Les murs

Les murs d'une maison peuvent être isolés de deux manières : par l'intérieur ou par l'extérieur. L'une et l'autre de ces techniques demandent des isolants thermiques différents.

Pour des murs isolés de l'intérieur, il est préférable d'opter pour des matériaux fins qui ne vont pas réduire l'espace disponible des pièces du logement ainsi isolés thermiquement. Le liège expansé, par exemple, qui est vendu soit sous forme de panneaux, soit en vrac, est une bonne solution. Cet isolant thermique n'est en plus pas très cher : entre 30 et 80 euros TTC le m2.

Des murs isolés par l'extérieur nécessitent davantage de choisir un isolant thermique à forte densité qui garantit sa longévité notamment et qui est résistant à l'humidité. La laine de roche, disponible en rouleaux ou en panneaux, peut ainsi parfaitement convenir à ce type de technique d'isolation. Comptez entre 10 et 30 euros TTC le m2.

Les sols

Même si plusieurs techniques existent pour isoler les sols, celle qui est la plus simple à réaliser consiste à les recouvrir d'un isolant thermique, plutôt que de le placer en dessous. Dans ce cas, il est recommandé de choisir un isolant thermique pas trop épais comme, par exemple, des panneaux de liège (50 à 80 TTC le m2), de chanvre (25 à 35 TTC le m2) ou de bois (45 à 90 TTC le m2 pour des panneaux rigides).

Les aides possibles pour des travaux d'isolation thermique

Équiper son logement d'isolants thermiques peut avoir un coût élevé notamment selon la surface à isoler concernée, même si certains de ces matériaux ne sont pas très onéreux. Mais les pouvoirs publics ont mis en place des dispositifs afin d'encourager et d'aider financièrement les ménages qui souhaitent améliorer ainsi le confort de leur logement, réaliser des économies d'énergie, mais aussi faire un geste pour protéger l'environnement.

L'un de ces dispositifs est le Crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) qui concerne notamment la pose de matériaux d'isolation thermique dans un logement, hormis ceux des fenêtres et des portes. Le montant de ce crédit d'impôt dépend des travaux réalisés. Il ne peut pas toutefois dépasser 75 % des dépenses réellement engagées et son plafond est de 2 400 euros pour une personne seule et de 4 800 euros pour un couple soumis à une imposition commune.

Il existe aussi la prime "Coup de pouce Rénovation performante d'une maison individuelle" qui concerne les travaux qui permettent de faire baisser la consommation d'énergie liée au chauffage, à la climatisation et à l'eau chaude d'au moins 55 %. Les travaux d'isolation thermique des murs couvrant au moins 75 % de leur surface totale donnant sur l'extérieur, ceux des toitures s'ils concernent au moins 75 % de leur surface totale, et les travaux d'isolation thermique des planchers, des combles perdus et des planchers bas, couvrant au moins 75 % de leur surface totale sont éligibles à cette prime.

Enfin, d'autres aides telles que "MaPrimRénov" ou d'autres allouées par l'Agence nationale pour l’amélioration de habitat (Anah) permettent de bénéficier de financements pour réaliser des travaux d'isolation thermique dans son logement.

 
 

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