Loi Carrez et surface privative : principe, superficie et type de logement

La loi Carrez sert à mesurer la surface privative d’un logement ou d’un local situé en copropriété, aussi bien horizontale (appartement) que verticale (maison). C’est un indicateur obligatoire à mentionner aussi bien pour la vente que pour la location.
Principe de la loi Carrez
La superficie loi Carrez est différente de la superficie habitable. La mesure des surfaces privatives à l’aide de la loi Carrez est obligatoire pour toute vente d’un bien immobilier concerné. Pour une location, seule la notion de surface « habitable » est obligatoire.
La loi Carrez tient son nom du député du même nom, elle a été promulguée en décembre 1996 et est mise en application depuis le 23 mai 1997. Elle est également associée à la loi du 10 juillet 1965 en son article 46 régissant les immeubles en copropriété.
Son principe est de ne retenir que les surfaces privatives utiles et est un critère important pour le choix d’acquisition d’un logement. En cas d’erreur dans la superficie annoncée par l’acte de vente, l’acheteur peut demander la nullité du contrat sous un mois.
De même, si la surface réelle indiquée est erronée de 5 % ou plus à la baisse, l’acheteur peut demander une réduction du prix de vente sous un délai d’un an. Si la surface est plus grande qu’annoncée, le vendeur ne peut en revanche pas faire valoir une augmentation du prix de vente.
Superficie retenue avec la loi Carrez
La loi Carrez retient les surfaces privatives comme comptées dans la superficie annoncée s’il s’agit des planchers des locaux clos et couverts, après déduction de certaines surfaces.
Sont ainsi exclus du calcul de la superficie en loi Carrez :
- Les surfaces d’une hauteur sous plafond inférieure à 1,80 mètre,
- Les lots ou fractions de lot inférieurs à 8 m²,
- Les caves, garages et emplacements de stationnement,
- Les greniers non aménageables,
- Les boxes, les vérandas et loggias,
- Les surfaces occupées par les murs, les cloisons, les marches et cages d’escalier, gaines, embrasures de portes et fenêtres.
Sachez que le calcul de la surface en loi Carrez peut être fait par vos soins, mais ne vous met pas à l’abri en cas d’erreur de votre part, notamment pour la vente d’un bien immobilier. Il est donc fortement conseillé d’avoir recours à un diagnostic immobilier loi Carrez établi par un professionnel. Celui-ci protège en effet le vendeur en cas d’erreur, même s’il n’est pas obligatoire.
Type de logement soumis à la loi Carrez
Seuls les locaux bâtis en copropriété dont la surface est d’au moins 8 m² sont soumis à la loi Carrez. Ceci est applicable quel que soit le type de bien mis en vente : locaux professionnels, locaux commerciaux, appartements, maisons, etc.
La surface loi Carrez doit donc être mentionnée pour toute partie privative d’un lot ou d’une fraction de lot dans les actes suivants :
- Promesses unilatérales de vente ou d’achat
- Compromis de vente
- Acte de vente
- Contrat de location-accession
- Vente en viager
Les maisons individuelles ne sont pas soumises à la législation de la loi Carrez, de même que les biens vendus en VEFA Vente en l’État Futur d’Achèvement. D’autres calculs de superficie s’appliquent dans ce cas.
Dossiers similaires
-
Réduire la durée de préavis d’un bail de location : quels cas ? Quelles conditions Vous êtes locataire en France et aimeriez quitter votre logement pour profiter de nouveaux horizons ? Il est possible, si vous respectez certaines conditions, de profiter d’une durée de préavis...
-
Comment trouver une location ? 8 conseils et astuces Il n’est pas toujours facile de trouver une maison ou un appartement à louer dans un délai raisonnable. Et lorsque le besoin se fait urgent, c’est encore plus problématique. Dans un cas comme...
-
Punaises de lit dans un bien en location : qui paye les frais de désinfection ? Aujourd’hui, l’invasion des punaises de lit dans les logements, surtout ceux des grandes villes, est un véritable fléau, à tel point que l’État a lancé un plan interministériel de...
-
Loyer d'un logement social : montant, révision, aides possibles Le loyer d'un logement social est fixé par le bailleur selon des modalités de calcul déterminées par la loi. Un bailleur social doit en effet respecter des règles définies par l'État pour...
-
Location logement étudiant : comment calculer son budget global ? Selon l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE), un tiers des étudiants vit dans un logement en location, soit seul, soit en couple. En 2020, dernière année connue, ces étudiants...
-
Qu'est-ce qu'une caution solidaire ? Dans quel cas est-elle utile ? Une caution solidaire désigne la personne, physique ou morale, qui prend un engagement envers deux contractants signataires d’un contrat. Concrètement, elle accepte sans équivoque de se...
-
Locataire : comment poser son préavis de départ ? Qu’il occupe un logement dans le secteur privé ou social, qu’il réside dans un logement vide ou meublé, un locataire peut à tout moment quitter son lieu d’habitation à condition de...
-
Union Sociale pour l’Habitat (USH) : rôle et fonctionnement L'Union Sociale pour l’Habitat (USH) est une organisation qui représente le secteur du logement social en France. L'USH regroupe 5 grandes fédérations d’organismes HLM et a comme...
-
Avant de signer son bail : 5 points à vérifier pour une location heureuse Que vous soyez bailleur ou locataire, il est important d’apporter un soin particulier à la rédaction du bail de location. Celui-ci engage les deux parties et permet de définir leurs obligations...
-
Louer un appartement étudiant ou non : attention aux marchands de listes ! Trouver un logement à louer n’est pas toujours une chose facile, surtout pour les étudiants qui n’ont pas un budget important et quand les demandes de location d’appartement sont bien...
-
Locataire : que faire si votre propriétaire refuse de faire des travaux indispensables ? Le bail signé lors de la location d’un bien immobilier définit et recense les droits et les obligations du propriétaire et du locataire. Parmi ces obligations, figure notamment pour le bailleur...
-
Qu’est-ce que le Dalo, le droit au logement opposable ? L’État est garant du droit au logement vis-à-vis des personnes de nationalité française, ou titulaires d'un droit ou d'un titre de séjour en cours de validité, qui n’ont pas la possibilité...
